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Sébastien Pantel

Gardien du barrage
de Sainte-Cécile-d’Andorge

Écrêter les crues, soutenir les débits l’été : le barrage vit au rythme de l’eau…
Dans les entrailles du barrage, des agents veillent chaque jour à la sécurité des installations par des mesures et des contrôles approfondis.

Le barrage de Sainte-Cécile-d’Andorge a été construit en 1967. Ce barrage-poids, sert à écrêter les crues et protéger les populations en aval. En période estivale, il permet également d’assurer un soutien d’étiage en restituant un débit d’eau encadré. 6 agents, dont 5 surveillants, sont directement mobilisés, dont trois en permanence sur site et deux qui peuvent intervenir en renfort si besoin. Parmi eux, Sébastien Pantel connaît le site sur le bout des doigts. « Le barrage peut évacuer jusqu’à environ 930 m³ par seconde en période de crue. En été, en revanche, la restitution est beaucoup plus faible, de l’ordre de 250 litres par seconde, conformément aux règles fixées par la police de l’eau. L’ouvrage mesure 42 m de haut et 145 m de large au niveau de la crête. Il est également traversé par plusieurs galeries, dont une galerie principale d’environ 115 m, que nous empruntons régulièrement dans le cadre de nos missions de surveillance. »
Au quotidien, le rôle de Sébastien Pantel repose sur trois missions principales : « entretenir, surveiller et sécuriser l’ouvrage. Cela implique un suivi technique très rigoureux et une présence humaine indispensable pour garantir le bon fonctionnement. »
Les agents se rendent régulièrement dans les galeries du barrage pour contrôler différents équipements. « Par exemple, nous mesurons le débit des drains et la pression dans les piézomètres (pour mesurer la pression), qui descendent jusqu’à 20 m de profondeur. Ces instruments permettent de surveiller le comportement interne de l’ouvrage.
Nous effectuons également des tournées complètes du barrage, en traversant les galeries et en remontant jusqu’à la crête, au moins une fois par semaine. »

Passer de 930 m3 d’eau évacués chaque seconde à 1 500 à l’avenir

Chaque jour, les agents relèvent plusieurs indicateurs : températures, niveaux d’eau, etc. (notamment via le site « Vigicrues »). « Ces données sont ensuite comparées avec les relevés terrain, afin de vérifier leur cohérence. Nous les consignons dans le registre de sécurité et dans des fichiers de suivi. »
Un barrage est un ouvrage vivant, qui évolue en permanence. Les variations de niveau d’eau, les épisodes de pluie ou encore les contraintes internes ont un impact direct sur son comportement. « Toutes les données sont analysées et transmises à un bureau d’études spécialisé, qui vérifie que l’ouvrage réagit normalement. Ce suivi constant est essentiel pour garantir la sécurité de l’infrastructure et des populations en aval. »
Le barrage est en cours de modernisation pour adapter ses capacités aux nouvelles exigences, notamment pour faire face à des crues plus intenses.

« 3 missions principales :
entretenir, surveiller et sécuriser»

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