Budget 2026 responsable et solidaire
1,3 milliard d’euros pour
un service public de qualité
L'Assemblée départementale gardoise a voté son budget 2026 dès le 9 janvier dernier. Dans un contexte complexe, les élus gardois font le choix de maintenir l'ensemble de leurs actions au service des habitants du Gard.
Trois questions à
Présidente du Conseil départemental du Gard
Dans quel contexte a été voté le budget 2026 ?
Comme toujours, l’adoption du budget sonne l’heure des choix. Cette année, l’exercice a été particulièrement complexe. Nous avons dû travailler dans un contexte inédit, traversé par de profondes incertitudes économiques, sociales et géopolitiques. À l’échelle nationale, l’absence de loi de finances définitivement adoptée nous prive de visibilité ; une loi spéciale s’applique temporairement, ce qui nous oblige à bâtir notre budget sur des hypothèses et des probabilités.
Par ailleurs, nous subissons un effet de ciseaux : les recettes reculent tandis que certaines dépenses imposées augmentent. Malgré cela, nous restons résolument optimistes et déterminés à agir. Le Gard a des atouts considérables ; notre responsabilité, c’est de continuer à œuvrer, ensemble, dans l’intérêt du département et de ses habitants.
Pourquoi avoir décidé de voter le budget dès janvier dans ces conditions ?
Parce que les Gardoises et les Gardois attendent des solutions, pas des blocages. Voter le budget en tout début d’année évite de pénaliser les communes, les associations, les partenaires et, plus largement, l’ensemble du territoire. C’est la condition pour assurer la continuité des services publics et la poursuite des projets.
Nous assumons un cap clair : chaque euro devra être un euro utile. Oui, nous procéderons à des ajustements si nécessaire, mais dans le dialogue, au cas par cas, sans brutalité. En revanche, nous n’abandonnerons aucune compétence, aucun territoire, aucun citoyen.
Avec détermination, lucidité et solidarité, nous continuerons à faire vivre un Gard fidèle à sa vocation : justice sociale et progrès partagé.
Quelles sont les priorités de 2026 ?
Les domaines d’action du Conseil départemental sont nombreux. Sans en abandonner, plusieurs priorités très concrètes émergent particulièrement :
• Protéger l’enfance. Nous créons des places supplémentaires pour les enfants confiés à l’Aide sociale à l’enfance avec l’ouverture de deux lieux à Nîmes et à Pont-Saint-Esprit.
• Améliorer les conditions d’étude. Nous lançons la construction du collège de
Saint-Gilles, et continuons le travail sur ceux de Pont-Saint-Esprit et Salindres.
• Investir pour préparer l’avenir. Nous maintenons un effort d’investissement de plus de 130 M€ en 2026 : infrastructures, mobilités douces, habitat inclusif, prévention des risques, accès au numérique… Nous poursuivons notamment le chantier de sécurisation du barrage de
Sainte-Cécile-d’Andorge, nous lancerons les travaux communs d’un Centre d’incendie et d’un pôle du Service des routes à Bagard, nous soutiendrons les travaux dans les EHPAD (Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), la création d’Habitats inclusifs et de logements sociaux, la transformation du Centre sportif du Gard à Méjannes-le-Clap…
Toutes ces actions s’inscrivent dans un projet politique structuré, ambitieux, décliné en schémas qui constituent nos feuilles de route jusqu’en 2028. L’objectif est simple : garantir la performance des services publics, renforcer la cohésion et améliorer concrètement la vie des Gardoises et des Gardois.
Une situation financière transparente
Fidèle à sa logique de transparence depuis le début du mandat, la Majorité départementale a tenu à présenter ce rapport en séance en octobre.
Les conclusions du rapport de la CRC confirment une situation que rencontrent tous les Départements français : une baisse significative des recettes et une hausse continue des dépenses sociales (cf. p. 12). La baisse des recettes est principalement due à la diminution des Droits de mutation à titre onéreux (DMTO), passés de 186 M€ en 2022 à 122 M€ en 2024. Ces DMTO, qui s’appliquent aux transactions immobilières, sont l’unique levier fiscal des Départements. Leur diminution est donc lourde de conséquences sur les ressources de la collectivité.
La gestion et les choix budgétaires de la collectivité sont en revanche validés par la CRC. Dans son rapport, aucune critique n’est formulée sur les dépenses liées au protocole, à la communication ou aux frais des élus.
Faire toujours mieux, même avec moins
Face à cette situation, le Conseil départemental prépare un plan d’économies de 31 M€, tout en réaffirmant son engagement en faveur de l’investissement. Depuis le début du mandat, la collectivité n’a jamais autant investi : 130 M€ de dépenses réelles d’investissement sont ainsi prévus cette année.
Des aides sociales
en hausse, signe
d’une solidarité
de plus en plus nécessaire
Le Rapport de la Chambre régionale des comptes pointe la hausse continue des dépenses sociales depuis 2022, pour le Conseil départemental du Gard comme pour l’ensemble des Départements de France.
Ces dépenses sociales supplémentaires sont largement dues à des dispositifs imposés par l’État, tels que le Ségur de la santé (renforcement du système de santé après la crise sanitaire), la loi Taquet (meilleure prise en charge des enfants confiés à l’Aide sociale à l’enfance) ou encore l’élargissement des droits à la Prestation de compensation du handicap (PCH), sans compensation financière adéquate.
Chef de file de l’action sociale, le Conseil départemental consacre chaque année plus de 60 % de son budget aux solidarités, essentiellement à travers le versement d’allocations individuelles de solidarité. Inflation galopante, montée du chômage, incertitudes économiques : ce contexte favorise la hausse du montant de ces allocations, qui pèsent de plus en plus lourd sur le budget de la collectivité, sans que celle-ci ne puisse intervenir. Il s’agit en effet de dépenses obligatoires.
À titre d’exemple, le reste à charge annuel pour les allocations individuelles de solidarité était de 136 M€ en 2025, soit plus d’une année d’investissement pour la collectivité gardoise.
Découvrez toutes les allocations individuelles de solidarité
Pour les personnes âgées
• L’allocation personnalisée d’autonomie
• L’aide sociale à l’hébergement en établissement ou chez des particuliers
• L’allocation représentative de services ménagers/ aide-ménagère
• La prestation de compensation du handicap, pour les plus de 60 ans en perte d’autonomie (non cumulable avec l’APA).
Pour les personnes en situation de handicap
• La prestation de compensation du handicap
• L’aide-ménagère lorsqu’un handicap survient
• L’aide sociale à l’hébergement
• L’aide sociale au titre des services d’aide et d’accompagnement pour l’accueil de jour hors mesure d’accompagnement social
• L’aide sociale au titre des prises en charge en services d’accompagnement à la vie sociale ou d’accompagnement
médico-social.
Pour la protection de l’enfance
Outre des dispositifs d’accompagnement personnalisé pour les familles, des aides financières peuvent être accordées, sous conditions, aux familles dans le besoin. Ces aides sont octroyées par le biais d’allocations mensuelles ou de secours exceptionnels.
Pour l’insertion sociale et professionnelle
• Le Revenu de solidarité active
• Le Fonds d’aides aux jeunes
• Le Fonds de solidarité pour le logement.
Pour toutes ces aides, il existe des critères d’attribution. N’hésitez pas à vous renseigner grâce à la ligne d’appel unique dédiée au social : 04 66 05 42 00.
Aider la jeunesse à se construire
Pour favoriser l’autonomie des moins de 21 ans, le Conseil départemental propose une aide pour l’obtention du Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA). La collectivité encourage aussi l’engagement citoyen avec l’Appel à projets jeunes et l’accueil chaque année d’une trentaine de jeunes en Service civique.
Enfin, afin de donner la parole aux collégiens et de mieux répondre à leurs besoins, le Conseil départemental du Gard a créé en 2022 le Conseil départemental des jeunes, renouvelé en 2024. 110 jeunes issus des 53 collèges publics gardois disposent d’un budget de 40 000 € sur 2 ans. Cette instance travaille en 4 commissions : « Qualité de vie au collège », « Développement durable », « Solidarité » et « Citoyenneté ».
Les élus du 2e mandat du Conseil départemental des jeunes
Bien grandir dans le Gard
Le Conseil départemental déploie également d’importants moyens en matière de protection de l’enfance, notamment via l’Aide sociale à l’enfance (environ 4 000 jeunes de 0 à 21 ans suivis dans le Gard).
À noter également, l’ouverture en 2026 d’un nouveau lieu d’accueil au Mas de Ville à Nîmes et d’un autre à Pont-Saint-Esprit.
La Présidente du Conseil départemental du Gard et le Président du Département de la Lozère, accompagnés de la Vice-présidente déléguée à la Protection de l’enfance, à la petite enfance et au soutien à la parentalité, ont été reçus par Christelle Faucitano, Directrice du FDE.
Zoom sur le Foyer départemental de l’enfance
Reçus par le Docteur Christelle Faucitano, Directrice du FDE, les élus ont pu échanger avec une partie des professionnels (168 équivalents temps plein au total) qui assurent, jour et nuit, le fonctionnement de cette structure essentielle à la Protection de l’enfance. Ouvert 24 h/24 et 365 jours par an, le FDE accueille des enfants, des jeunes majeurs et leurs parents dans des situations de crise, de danger ou de vulnérabilité.
En 2025, plus de 470 enfants ont été pris en charge. Le fonctionnement
de l’établissement est intégralement financé par le Conseil départemental
du Gard, pour un budget de plus de 12 M€ en 2025.
Sécurité : agir contre les risques
Le risque incendie
Le Conseil départemental a signé un partenariat 2023-2028 avec le Service départemental d’incendie et de secours du Gard (SDIS 30) lui garantissant les moyens nécessaires, aussi bien pour le fonctionnement quotidien que pour les investissements. Ce sont ainsi plus de 50 M€ par an qui sont perçus par les pompiers, en plus de l’aide à l’entretien des pistes DFCI (Défense des forêts contre l’incendie).
Le risque inondation
En plus de la gestion de 7 barrages écrêteurs de crue, notamment celui de Sainte-Cécile-d’Andorge qui fait actuellement l’objet de travaux (cf. p. 19), le Conseil départemental s’engage aussi en faveur des PAPIs (Plans d’action de prévention des inondations) locaux. Le dispositif Alabri est également soutenu par le Conseil départemental, à travers l’Agence départementale pour l’habitat et le logement (ADHL), pour permettre aux particuliers de sécuriser leur logement avec des conseils et des aides spécifiques.
Le risque routier
Avec 4 600 km de voirie, les routes sont au cœur de l’action départementale. C’est pourquoi 36 M€ seront à nouveau investis en 2026 pour sécuriser et entretenir les routes gardoises, tout en développant les déplacements doux et le covoiturage, pour faire rimer mobilité avec durabilité.
Le Conseil départemental
s’engage pour la qualité de vie des Gardoises et des Gardois
Une alimentation de qualité
pour tous
La restauration scolaire est le premier lieu où s’affirme l’engagement du Conseil départemental pour la qualité alimentaire. Chacun des 53 collèges publics du Gard dispose d’une cuisine, permettant la préparation sur place des repas, avec un accent mis sur le bio et le local dans l’approvisionnement, tout en maintenant le prix du repas à 3,50 € maximum pour les familles. L’Unité de conditionnement des légumes, qui approvisionne en effet 26 collèges gardois, fournit ainsi 600 tonnes de produits frais issus des circuits courts chaque année.
Face aux disparités sociales et territoriales, la collectivité met aussi en œuvre depuis plus de 10 ans sa Politique alimentaire départementale. Elle s’organise autour de 3 objectifs :
– structurer une offre alimentaire de qualité sur le territoire,
– faciliter l’accès de tous à une alimentation de qualité,
– favoriser le développement des circuits courts.
En matière d’alimentation, le Conseil départemental s’appuie également sur les 8 Projets alimentaires territoriaux existant dans le Gard.
La participation au Salon international de l’Agriculture depuis plusieurs années et la labellisation de la marque
« Le Gard, Militant du goût » contribuent également à la reconnaissance de la qualité des produits et du savoir-faire des artisans du terroir gardois.
Militer pour la culture
et la lecture pour tous
Que ce soit avec « Artistes au collège », les BEFORE, les Résidences artistiques de territoire ou encore Contes en balade, le Conseil départemental s’attache à faire rayonner la culture et la lecture sur l’ensemble de son territoire, pour que tout un chacun puisse s’adonner à l’activité culturelle qui lui ressemble :
– en soutenant pas moins de 400 manifestations culturelles par an,
– en permettant aux habitants et à plus de 10 000 collégiens par an de rencontrer des artistes,
– en proposant des temps forts dans ses différents lieux : Archives, Musées, Pôle culturel du Château d’Assas
– en structurant l’offre d’enseignements artistiques à l’échelle départementale
– en coordonnant et en dynamisant un réseau de plus de 200 bibliothèques approvisionnées par 3 bibliobus.
Le Conseil départemental est également le plus grand soutien de l’Établissement public de coopération culturelle du Pont du Gard, site emblématique du Gard, financé à hauteur de plus de 2 M€ par an.
Le sport, un atout pour tous
dans le Gard
En 2026, le Conseil départemental du Gard investira plus de 3,2 M€ pour encourager la pratique sportive sur l’ensemble du territoire. Reconnu pour ses bienfaits sur la santé, le vivre-ensemble et l’inclusion, le sport bénéficie d’un soutien concret de la collectivité.
Dans les collèges, outre le dispositif « Sportifs au collège », les associations sportives des 53 collèges publics du Gard reçoivent une aide financière.
En plus de son soutien à plus de 300 événements sportifs chaque année, le Conseil départemental peut aussi, depuis l’adoption du Schéma départemental des sports, financer l’achat de petits matériels, un vrai coup de pouce pour les clubs.
Enfin, en 2026, le Centre sportif du Gard à Méjannes-le-Clap poursuivra sa modernisation, pour offrir aux sportifs des équipements encore plus adaptés à leurs besoins.
Développement durable
Dans un contexte de crise climatique et de tensions économiques, le Conseil départemental mise plus que jamais sur le développement durable avec un panel d’actions autour d’une ambition partagée : construire un avenir plus juste, équilibré et durable pour toutes et tous.
Consultez le rapport ici
Maintenir un haut niveau d’investissement
Le Conseil départemental a fait le choix de mener une politique d’investissement ambitieuse en bâtissant et en finançant des actions structurantes pour le territoire.
Ce PPI représente un montant global de 672 M€ sur 5 ans, avec une programmation de 130 M€ de dépenses réelles d’investissement pour la seule année 2026.
